Vendredi 27 juillet
Salut! C’est François qui écrit!
Vous n’y croyiez plus, et pourtant! Après un très long retard, voici le
récit de nos courtes vacances au Sri Lanka en juillet-août dernier!
C’est donc en matinée, un chaud vendredi d’été shanghaien, qu’on a
quitté mon appartement de Shanghai (le premier, au Oakwood – j’ai l’impression
que ça fait une éternité!) pour aller prendre le bus de Jing’An Temple qui nous
emmènerait l’aéroport de Pudong. Nos aventures ont commencé dès la
sécurité :
Madame de la sécurité, après avoir vérifié nos
sacs : « Miss, there’s a bottle of liquid in your bag »
Mémé :
« Yes, I know, it’s hand sanitizer. It’s below 100 ml so it should be
fine J »
Madame de la sécurité : « You can’t bring that on board. It’s
flammable ».
Mémé :
« What? I’ve been everywhere with this bottle, I took a lot of flights with
it, I never had any problems! »
Madame
de la sécurité : « It’s flammable. You can’t bring it in,»
Mémé :
« But they sell it in the duty free section of the airport!!! »
Madame de la sécurité : « It’s flammable. You can’t bring it in. You need to throw it out »
Mémé : !!!!!!
Et voilà comment la bouteille de Purell de Mémé, qui avait voyagé sur des
dizaines de vols sur quatre continents sans aucun problème et qui est
parfaitement permise partout, s’est retrouvée à la poubelle, en raison d’une
employée zélée qui ne voulait pas perdre la face. Fun fact : on peut
effectivement se procurer des bouteilles de désinfectant pour les mains dans
toutes les zones sécurisées des aéroports, y compris en Chine…
Pour calmer Marie-Pascale-la-grognonne, rien de tel que de lui donner à
manger. On a donc mangé un wrap trop cher avant de prendre notre avion. Comme
il n’y a pas de vols directs depuis Shanghai vers Colombo, on devait d’abord
faire une escale par Hong Kong. On voyageait avec Cathay, une excellente
compagnie hongkongaise. On n’a pas manqué de le remarquer vu la qualité du
repas servi à bord, accompagné de crème glacée Haagen Daz!
On est arrivés à Hong Kong avec un grand sourire. On
n’était pas revenus ici depuis 2010 tous les deux mais c’est une ville
magnifique qu’on avait adorée! Et quel plaisir d’avoir accès à Google et
Facebook sans VPN! Malheureusement, le centre-ville était trop loin pour nos
quatre heures d’escale, alors pas le temps de sortir. De toute manière, le
terminal de l’aéroport, d’un gigantisme assez invraisemblable, allait nous
permettre de bien délier nos jambes! Sérieusement, c’est fou comme c’est grand!
Par endroit, on se croirait davantage dans un centre d’achat démesuré que dans
un aéroport!
On ne pouvait pas sortir, mais on n’allait pas pour
autant s’empêcher d’en profiter! On a donc soupé au coucher de soleil, avec les
montagnes hongkongaises en arrière-plan dans un resto italien de l’aéroport.
Amusant quand même : les Chinois à côté de nous mangeaient leurs
spaghettis en les portant à leur bouche en paquet, la face dans leur assiette,
comme ils le feraient avec des nouilles chinoises. Plus loin, une autre famille
avait commandé différents plats qu’ils se partageaient comme dans un repas
chinois! Hong Kong a beau être la ville la plus occidentalisée de Chine, on ne
peut pas renier ses origines!
En soirée, on est embarqués dans le gros avion qui
nous mènerait vers Colombo (il y a un vol HK-Colombo par jour et c’était plein,
je ne savais pas que ce trajet était si populaire!). Pendant nos 5h de vol, on
s’est repus de délicieux currys végétariens (est-ce qu’on vous a dit que la
bouffe était bonne sur Cathay Pacific?) et c’est vers 23h heure locale qu’on a
touché terre au Sri Lanka!
Notre premier objectif était d’obtenir un visa. Il en
faut en effet un pour visiter le pays. On avait tenté par tous les moyens de
l’obtenir par Internet dans les jours précédant notre arrivée mais évidemment
leur site était un peu boboche et ça n’a jamais marché. On était donc un peu
nerveux à l’idée d’obtenir un visa sur place : tu ne sais jamais si ça va
être simple ou compliqué, ces affaires-là… Finalement, il y avait un genre de
comptoir moyennement bien indiqué avec des agents un peu bêtes que j’ai dû
faire répéter 3 fois. Premier contact laborieux avec l’anglais sri lankais!
Obtenir le tout fut au final plutôt facile et on s’est donc dirigés vers les files
des douanes. Là, le douanier super gentil a rendu justice à l’affiche
photoshoppée d’un Sri Lankais qui lançait au-dessus de lui un cordial
« Welcome to our Land » aux visiteurs! Sérieusement, il était
vraiment chaleureux. Quand il a vu mon passeport diplomatique, il m’a dit que j'aurais
dû passer dans l'autre file (mais laquelle? c’est un peu le chaos autour de
moi, y’a rien de clair haha!) En tout cas ce premier contact avec le pays nous a
mis sur la touche qu’on allait probablement aimer les gens ici!
En sortant des douanes, les voyageurs pénètrent dans
la zone hors taxes, où on peut bien sûr acheter des parfums, de l’alcool, du
chocolat… ainsi que des réfrigérateurs et des électroménagers. Car qui n’a
jamais eu une folle envie d’acheter un four micro-ondes en arrivant dans un
pays étranger, je vous le demande? Haha!
À la sortie, on a attendu la personne qui devait venir
nous chercher. Comme on arrivait tard et que l’aéroport est loin de la ville,
on avait demandé à ce que quelqu’un vienne nous chercher en voiture pour aller
à l’auberge... On a attendu, et attendu… Toujours pas là! Un aimable employé
d'une agence de location a téléphoné pour nous à l’hôtel, qui nous a confirmé
qu’ils avaient bien envoyé quelqu’un. Bon… Finalement, après un moment, un Sri
Lankais qui était lui aussi là depuis longtemps et qui avait une feuille avec
des noms qui n’étaient pas du tout les nôtres a visiblement commencé à avoir un
doute en nous regardant et est venu nous voir… Et on s’est tous rendus compte qu’il avait les
mauvais noms haha! Pestant pour la forme contre la désorganisation de l’hôtel,
le gars nous a reconduit à la voiture où nous attendait un chauffeur bien
sympathique avec qui on a jasé tout en roulant sur l'autoroute
pas très achalandée qui nous
conduisait à la capitale.
Les premiers pas dans un
nouveau pays – en fait, le moment où on quitte le cocon de l’aéroport pour
entrer dans une réalité étrangère où on n’a encore aucun repère – ont toujours
été pour moi des moments forts. C’est dur à décrire : c’est un mélange
d’excitation, d’appréhension et de vulnérabilité. Il n’y a rien qui s’y
compare, sauf peut-être l’impression qu’aurait un bébé naissant du monde
inconnu qu’il découvre en ouvrant les yeux pour la première fois! C’est un peu
inconfortable mais en même temps tellement enivrant! Je me souviendrai
probablement toujours de mon seul vrai choc culturel, en sortant de l’aéroport
de Ho Chi Minh Ville en 2010. Premier voyage backpack autonome avec
Marie-Pascale, j’avais 22 ans et elle 19. Bang! Les motobikes, le bruit, les
odeurs, la chaleur, l’humidité, les affiches incompréhensibles, le chaos
ambiant!! Et let’s go, plonge là-dedans! Wow. J’avais été sonné (positivement)
pendant quelques heures puis ça s’était replacé et je n’ai jamais revécu de tel
ensuite. À force de voyager, on s’habitue à l’inhabituel, peut-être!
Tout ça pour dire que, sur la
route vers notre hôtel, je gobais avec beaucoup de curiosité les détails
insignifiants de ce nouveau pays bizarre. La végétation. Les affiches publicitaires.
La route vide, puis de plus en plus encombrée de véhicules. Les tuk-tuks dans
les rues mal éclairées. Les banlieues un peu glauques de Colombo. Ici, une
statue dorée de Bouddha – mince, il n’est pas bedonnant au Sri Lanka –
illuminée par des ampoules multicolores dans un écrin en verre au milieu d’un
gros rond-point. Là, des échoppes avec des inscriptions en cinghalais. Colombo by
night, ce n’est certainement pas le glitz de New York, mais pour moi à ce
moment, cette balade en voiture était encore mieux!
Fatigués, on est arrivés aux petites heures du matin à
notre auberge située dans une belle résidence sise au fond d'une allée. La
chambre était correcte sans être extraordinaire et on s’est écroulés de sommeil
après ce long déplacement!
À bientôt!
C'est comme si c'était hier tellement ça part fort!YESSSSSS!
RépondreEffacerEn effet, la qualité est beaucoup plus importante que l'instantanéité. Et la qualité y est et je vous imagine aussi bien maintenant qu'il y a quelques mois... bref: Encore!
RépondreEffacer