mardi 15 janvier 2019

Tangalle et route vers Uda Walawe

Mardi 31 juillet et mercredi 1er août

Rebonjour!

La suite de notre séjour sur les plages de Tangalle a été à la hauteur de nos attentes pour ce genre de vacances, c’est-à-dire assez relaxant! Après un réveil tardif dans notre bungalow, on a déjeuné les pieds dans le sable en regardant les vagues s’abattre sur la plage. Je pensais bien faire en me commandant un café, mais j’ai vite déchanté en goûtant l’eau de vaisselle qu’on m’a servie! Note à tous ceux qui pensent aller au Sri Lanka un jour : dans un pays où le thé est roi, ne buvez pas de café!!

L’une de nos activités favorites lorsqu’on est à la plage est de prendre de longues marches sur la grève. Disons qu’on a été servis! On est d’abord partis se promener vers l'est, où il n’y avait plus de resorts ni de maisons (ni âme qui vive) sur des kilomètres. C’était tout simplement paradisiaque : rien ni personne sauf des palmiers et des vagues, quelques crabes... et un groupe de singes dans les arbres! On aurait bien voulu se baigner mais  les vagues atteignaient des proportions épiques et on nous avait bien mis en garde contre les forts courants. D’ailleurs, on a pu bien constater aux premières loges à quel point les vagues étaient puissantes et sournoises! En effet, il n’y a pas que le premier rouleau qui s’abat : suit quelques secondes plus tard une 2e vague moins impressionnante mais au tirant quasiment tout aussi important! Et il y a aussi les vagues de côté, qui résultent des deux premières et qui ramassent tout sur la plage en finissant par se rejoindre au milieu! Gare à celui qui se trouve à cette jonction, il risque d’être bien éclaboussé! Bref, on a eu pas mal de fun à jouer là-dedans et on s’est retrouvés mouillés plus souvent qu’à notre tour par les rouleaux imprévisibles!

On est revenus manger un steak de thon au resort à côté du nôtre, puis on a marché de l'autre côté de la plage vers le village. Il y avait vraiment plus d'habitations et de monde, c’était un peu moins agréable et on s’est félicités d’avoir choisi d’habiter tout au bout de plage! On s’est fait sauter dessus par un chien trop enthousiaste qui a griffé Mémé, puis on est revenus progressivement vers les Mangrove Cabanas. En chemin, on s’est fait offrir de la drogue par des gars un peu weird puis le ciel a pris une teinte apocalyptique avant de déverser un déluge sur nous. Heureusement, on était arrivés devant un endroit plus abrité de la côté, où les vagues se cassaient sur des rochers avant d’arriver à la plage. On a donc pu se baigner là pendant qu’il pleuvait, en profitant de l’eau chaude de l’océan Indien et des grosses vagues!

Avec tout ça, on était déjà en fin d’après-midi. Le beau temps étant revenu, on a donc lu tranquillement sur la plage en sirotant des spécialités locales : moi, un drink au Old Arrack (l’alcool fort sri lankais, pas si mauvais) et Marie-Pascale un smoothie au fruits qui goûtait bizarrement la sauce alfredo. (MP : Ça aurait été bon sur des pâtes, mais franchement bizarre voire désagréable dans un verre…) On a soupé peu de temps après d’un excellent curry végétarien avec une délicieuse mixture de coco pour accompagner le tout. (MP : Mais encore trop piquant haha!) Puis la journée s’est achevée en regardant les étoiles… et en me rendant compte que j’avais des coups de soleil un peu partout. Bravo François!  (MP : Dont un particulièrement épique derrière le bras droit, qui paraît encore en janvier 2019…)

Le lendemain, on a déjeuné au resort d'à côté question de changer un peu: Mémé-la-téméraire a pris un müesli de curd (yogourt de buffle), qui était au final assez bon! On est ensuite retournés se baigner, sous la pluie encore une fois! On était en effet dans la saison des moussons, ce qui se traduisait par de la pluie intense au moins une fois par jour! Cette fois, les vagues étaient moins grosses en raison de la marée basse, mais c’était agréable quand même. Puis, on a fait une longue marche jusqu'au bout de la plage côté sauvage. On s’est rendus jusqu’à la pointe qui en marque la fin : aller-retour, ça a bien dû nous prendre deux heures! Deux heures de marche dans un éden tropical, c’était parfait! Cette fois, pas de singes mais de gros iguanes qui ont détalé quand ils nous ont vu, en détruisant les falaises de sable de la plage ! Il y a de gros problèmes d’érosion des plages au Sri Lanka en raison de la construction anarchique sur les côtes, mais l’action de ces gros lézards ne devait pas beaucoup aider non plus! Sur la pointe, on a jasé un moment à une famille hollandaise qui venait de l’autre côté (les seules personnes qu’on a croisées dans notre randonnée!) puis on est revenus vers notre resort car l’estomac de Marie-Pascale criait à nouveau famine (et l’expérience montre qu’il importe de réagir vite quand cette situation se présente!). (MP : Ça a été super long revenir, je me remets à peine de ce moment de jeûne haha 😉 )

Après de délicieux deviled chicken, on a vidé notre bungalow, repris notre lavage qui séchait tant bien que mal sur l’ingénieuse corde à linge patentée par Mémé, et on a repris la route, encore tout alanguis par ce séjour relaxant en bord de mer! Vraiment, on vous recommande chaudement de faire un tour au Mangrove Cabanas à Tangalle si vous passez au Sri Lanka, vous ne le regretterez pas! Décidément un coup de cœur de ce voyage!

Une fois sortis du dédale de petites avenues de terre battue, on est revenus sur la grande route où on a attendu l’autobus. Notre objectif, en ce milieu d’après-midi, était de se rendre au village de Uda Walawe avant la tombée de la nuit. Par contre, pour s’y rendre, on devait d’abord prendre un bus pour Embilipitiya, une ville sans grand intérêt au nom impossible à prononcer (en tout cas pour moi! Je me trompais systématiquement quand j’indiquais aux gens où on se rendait!) La route était belle, à travers villages, rizières, plantations et petites forêts. C’est définitivement un beau pays, le Sri Lanka!

À Embilipitiya, on a marché un peu hors de la frénésie de la gare routière pour sortir de l’argent et pour acheter quelques collations. On a ainsi gouté aux délicieux beignets salés et samosas aux dahls vendus par un vieux monsieur qui a fait le tour des kiosques pour nous trouver du change (on avait juste de gros billets!). Puis, on a bien sué en attendant que notre bus ne parte vers Uda Walawe, à 1h de là.

On cherchait à aller dormir à Uda Walawe dans une auberge chaudement recommandée par le Lonely Planet, un endroit appelé Silent Bungalow, d’où on pourrait organiser notre safari pour le lendemain. Comme d’habitude, les informations du guide pour s’y rendre n’était cependant pas très claires : en une ligne, ça disait que l’auberge était située « derrière le camp militaire ». Euh… OK. On a donc fait ce qu’on fait de mieux dans ce genre de situation et on a demandé à un passager du bus de nous indiquer où descendre. En moins de deux, tout le bus – chauffeur inclus - tentait de nous aider et, finalement, on a suivi une gentille madame avec son enfant qui revenait chez elle et qui nous a conduit à Silent Bungalow. Heureusement, car ce n’était pas si évident à trouver haha! L’endroit était super par contre : une belle villa entourée d’une végétation luxuriante, pratiquement en pleine jungle (et situé effectivement derrière un camp militaire, de manière assez surprenante)!

Dans ce voyage, on y avait été pas mal yolo en matière de réservations d’hébergement, et on commençait à le regretter pour Uda Walawe car tout le monde nous disait que les pensions se remplissaient rapidement. Heureusement pour nous, notre bonne étoile a fait en sorte qu’il restait une seule chambre à Silent Bungalow! Ouf! Pas d’air climatisé mais au moins un ventilateur pour nous aider à supporter la moiteur étouffante des plaines sri lankaises. Et, bizarrement, des photos de famille et des trophées derrière une bâche dans notre chambre particulièrement sommaire. On n’a pas trop compris mais bon!

Pour souper, nos hôtes nous ont servi un spectaculaire repas de rice and curry! On a mangé beaucoup trop en compagnie des autres pensionnaires de l’endroit, surtout des backpackers mais aussi une petite famille. (MP : OMG c’était extraordinaire comme souper!) On a pu ensuite booker notre safari, en enrôlant deux autres backpackers dans la jeep qui allait nous emmener voir les éléphants le lendemain. En attendant par contre, on est partis se coucher, sachant qu’on allait se lever aux aurores – départ à 5h AM – dans quelques heures!

Éléphants, buffles et crocodiles dans un prochain billet de blogue!

1 commentaire:

  1. J'aime tellement quand vous pouvez déposer vos sacs à dos et relaxer.
    J'aime aussi quand vous les reprenez et j'attends les éléphants, buffles et crocodiles promis. K

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